Newsletter n° 55 - Environnement


Cellules RISE et Mobilité du CEPAG

Octobre 2022


Au sommaire :


C’est reparti pour la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD) qui aura lieu du 19 au 27 novembre 2022 !

La Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD) est la plus grande campagne de sensibilisation à la prévention des déchets en Europe. Sous l'impulsion des pouvoirs publics locaux et régionaux, elle soutient citoyens, écoles, entreprises, ONG, associations qui organisent des actions de sensibilisation à la réduction des déchets.

es objectifs de la SERD sont, entre autres :

  • sensibiliser aux stratégies de réduction des déchets, réutilisation des produits et recyclage des matériaux ;
  • mobiliser et inciter les citoyens européens à passer l’action ;
  • renforcer les capacités des acteurs de la SERD grâce à des outils de communication ciblés.

Cette année, la Semaine européenne de réduction des déchets s’étale sur une période allant du samedi 19 au dimanche 27 novembre 2022 et se focalise sur les textiles circulaires et durables avec pour slogan : « Les déchets ne sont plus à la mode ! »

Pourquoi la thématique des textiles durables et circulaires ?

Les textiles sont indispensables à notre bien-être pour plusieurs raisons : affronter une météo peu clémente, s’exprimer, se distinguer, se protéger, militer et bien d’autres encore... Cependant, l’industrie textile a des impacts environnementaux et sociaux importants :

  • par les ressources qu’elle utilise : terres, eau, produits chimiques ;
  • et par les rejets qu’elle génère : gaz à effet de serre, polluants…

Voici une synthèse des messages clés délivrés sur le site www.eea.europa.eu

  • La consommation et la production de textiles sont fortement mondialisées.  Les Européens consomment en moyenne 26 kg de textiles par an.
  • Les prix des vêtements ont chuté, chaque vêtement est porté moins longtemps.
  • L’industrie textile exerce des pressions sur l’environnement : utilisations des terres, eau, pesticides, rejets de gaz à effet de serre…
  • La majorité de la production se fait hors Europe et trop souvent dans de mauvaises conditions de travail.
  • Pour réduire ces pressions sur l’environnement, il y a lieu d’opérer un changement systémique vers la circularité. Cela inclut la mise en œuvre de politiques telles que les marchés publics écologiques, l’écoconception, la responsabilité élargie des producteurs, l’étiquetage et les normes…

Quelles actions mener dans l’entreprise pendant la SERD ?

Voici quelques outils mis à votre disposition.

Un quiz

RISE vous propose un quiz d’une dizaine de questions afin de sensibiliser à la pollution engendrée par les textiles.  Et pourquoi pas organiser un concours autour de ce quiz avec des petits cadeaux à la clé ?

Des affiches

Vous pouvez informer les travailleur·euse·s en mettant en évidence les affiches de la SERD 2022 à des endroits bien fréquentés.

  • Cliquez sur l'affiche pour la télécharger.

Un jeu de l’oie

Les liens axés sur les actions de sensibilisation en réduction des déchets : les outils généraux (affiches, dépliants, jeu de l’oie, etc.) et des actions inspirantes proposées par la SERD.

Animations lors de la SERD

  • Contacter une ressourcerie pour organiser la collecte de vêtements lors de cette semaine et/ou pour faire une séance d’informations au travailleurs :
    Ressource : site de la Fédération des entreprises sociales et circulaires
  • Faire venir quelqu’un d’un Repair Café proche de votre lieu de travail pour donner une information sur leur fonctionnement et leur philosophie
    Ressource :  site du réseau des Repair Cafés de Wallonie et Bruxelles

Agir en CPPT

Mettre le point à l’ordre du jour du CPPT pour :

  • informer sur la SERD et sa thématique « Textiles durables et circulaires » ;
  • expliquer les actions que vous aimeriez mettre en œuvre lors de la SERD 2022 ;
  • débattre de questions liées aux vêtements de travail : prolonger leur durée de vie par un choix judicieux, prévoir des clauses en ce sens, demander aux fournisseurs de les reprendre en fin d’utilisation, envisager des contrats d’entretien complets ou de location, choisir des fibres naturelles ou recyclées …

Un exemple de bonnes pratiques de 2021…

Chez SGS, une assemblée du personnel en visio conférence a été organisée autour du thème de la réduction des déchets.  Isabelle, déléguée de longue date mais aussi éco-conseillère, a présenté le projet qu’elle a mené avec l’aide de son équipe syndicale pour une meilleure gestion des déchets.  Parmi les actions remarquables réalisées : mise en place d’îlots de tri, réduction des déchets à la source. Suite à cette assemblée, 10 entrées pour le salon Récupère de Namur ont été offertes et une éco-team a été créée.

 

Alors n’hésitez pas à inscrire votre action sur le site de la SERD
et qui sait… peut-être allez-vous  gagner un prix !

Pour en savoir plus…

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Et si... je vous racontais un monde zéro déchet...

Zéro déchet ? Est-ce une vue de l'esprit ou est-ce possible ? En tout cas, c'est le pari qu'ont fait bon nombre de commerçants dans le centre-ville à Namur. Avec les Camarades du Rézo, nous avons voulu en savoir plus ; c'est pourquoi nous avons organisé le 27 septembre une ballade dans les rues de Namur pour rencontrer des commerçants très motivés qui proposent d'être acteurs de sa consommation. Je vais vous raconter comment j'ai vécu ce tour namurois.

Vous me suivez dans le vieux Namur ? Allez, on y va !

En bonne « fashion victime » que je suis, je commence par les magasins... de nippes. Et c'est bienvenu car il y a beaucoup de boutiques qui permettent de s'habiller de la tête aux pieds à des prix très démocratiques. Cela va de la boutique qui propose des vêtements de fin de série et qui n'hésite pas à démarquer plusieurs fois ce qui ne se vend pas. On peut y trouver des vêtements en bon état à partir de 1 €. Cela dit, un peu plus loin, voilà une boutique vintage et ce ne sont pas les mêmes tarifs...

Oh zut, mon GSM est encore en train de me lâcher... qu'à cela ne tienne il y a plusieurs enseignes qui font de la réparation de téléphones portables, d'ordinateurs... Fini l'éternel « au prix que cela va vous coûter ma bonne dame, vous avez autant de chance d'en acheter un neuf ». Ben oui, c'est devenu ringard comme formule, maintenant on trouve les compétences pour réparer et éviter ces aberrations. Et bien, tout cela m'a donné envie de faire une pause : je prends place dans une cafétéria où l'on peut venir avec sa propre vaisselle... pourquoi pas ? Et puis je flâne, je flâne : des brocanteurs, des antiquaires. Bien sûr, ce n'est pas neuf comme concept mais je réalise qu'il y a de plus en plus d'articles d'upcycling proposés à la vente... prix abordables ou pas.

Certains commerces sont labellisés « Namur capitale du réemploi », d'autres acceptent la monnaie locale namuroise « Li Lumsou ». Au hasard des rues, je découvre une librairie de seconde main où il y a une drôle de machine digne de l'univers de Jules Verne. Les livres posés sur un tapis roulant vont être « réveillés » par des plumes puis par des klaxons de toute taille et enfin customisés par des paillettes les rendant ainsi plus fun. Voilà qui fait comprendre aux enfants et aux grands la valeur d'un bouquin fût-il quelque peu défraichi.

Bon, ce n'est pas tout cela mais il faut penser à préparer le souper! Je tombe sur une boutique dont la philosophie est le « zéro déchet ». L'une des deux propriétaires explique que le but étant d'éviter les déchets, elles ont fait le choix de ne pas vendre de produits frais. J'y trouve une multitude d'aliments secs en vrac et toute une panoplie d'accessoires « zéro déchet » de la traditionnelle gourde aux pochettes pour snacks. Ils sont très décoratifs afin de rendre la démarche la plus ludique possible. J'y repère aussi toute la panoplie d'ingrédients afin de faire ses produits d'entretien soi-même. Quelques habitués viennent avec leurs propres contenants qui sont tarés avant d'être remplis. Je constate qu'au rayon « hygiène », il y a beaucoup de producteurs belges...

Et mes légumes pour la rata de ce soir alors ? Justement, un peu plus loin, une coopérative propose des produits de récolte de petits producteurs locaux : fruits, légumes au calibrage parfois « douteux » mais dont la saveur, j'en suis sûre, vaut le détour. Je termine ce tour par un « concept store » qui propose les nombreuses productions de créateurs belges ; le localisme est ici comme un leitmotiv : bijoux, fleurs en céramiques, accessoires de déco, habits pour bébé... leur savoir-faire m'impressionne et me donne des idées de cadeaux pour les fêtes !

Voilà qui clôture ce tour de commerces alternatifs dans Namur... gageons que l'on pourrait l'organiser dans bon nombre d'autres villes wallonnes !

Remerciements : merci à Philippe Raway d'avoir organisé cette sortie lors d'un réseau dans le cadre de la préparation à la SERD (Semaine européenne de réduction des déchets) et aux délégué·e·s pour leur bonne humeur !

Evelyne Jadoul

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L’écologie s’habille en Prada

Faire ses courses aujourd’hui relève de choix éthiques, sanitaires. Vais-je manger de la nourriture saine, bio, durable, fairtrade, labellisée? Vais-je m’approvisionner dans les grandes chaînes de distribution, les petits commerces, les circuits courts ? Vais-je m’engager dans un potager collectif, dans une coopérative d’achat participative, dans un groupement d’achat ? Que l’on mange des aliments sains, produits de façon équitable ou pas, en général, nous en avons conscience, nous pouvons faire des choix…

On s’intéresse beaucoup à ce que l’on mange mais est-ce vrai pour ce que l’on se met sur la peau ? Qu’en est-il de nos vêtements ? A-t-on vraiment le choix ? Et si on s’intéressait d’un peu plus près au monde de la mode ?

Un bilan écologique sans appel…

Le secteur textile est le deuxième plus polluant au monde après celui du pétrole, il représente :

  • 10 % des émissions de gaz carbonique ;
  • 20 % des rejets d’eaux usées ;
  • 22,5 % de l’utilisation de pesticides.

Des polluants sont émis dans toute la chaîne de fabrication, des quantités phénoménales d’eau sont utilisées notamment pour l’irrigation des cultures. La quantité de kilomètres parcourus par nos vêtements entre le lieu de production et nos garde-robes est impressionnante. En effet, un t-shirt fait en moyenne une fois et demi le tour du monde avant d’arriver dans nos placards. Avec la crise du coronavirus, on prend conscience qu’une telle façon de produire avec de gros écarts entre le lieu de production et de consommation et une gestion de stocks en flux tendus est pour le moins fragile et dangereuse. De plus, les lessives de synthétiques libèrent chaque année dans les océans des tonnes de microplastiques. Finalement, les vêtements sont aussi synonymes de beaucoup de gaspillage : invendus, déchets, surconsommation…

Un bilan social tout aussi interpellant…

Difficile d’oublier la catastrophe du Rana Plaza au Bengla Desh : 1.127 ouvrier·ère·s du textile avaient trouvé la mort dans l’effondrement de leur lieu de travail. Les syndicats et les ONG ont pointé du doigt les multinationales avec leurs exigences de prix et de délais. Juridiquement, elles n’étaient pas responsables, c’était dû à la sous-traitance en cascade. Depuis, une loi a été votée en France sur le « devoir de vigilance des sociétés mères » ; elles ont l’obligation de publier un plan de vigilance qui montre toutes les actions qu’elles mènent pour évaluer les risques sous peine de sanction financière. Même si la France est pionnière en la matière, il s’agit d’une obligation de moyens, pas de résultats. Une tragédie comme celle de Rana Plaza ne rendra responsable la multinationale que si elle n’a pas mis en place son plan de vigilance. Si cette condition est remplie, ce sont les victimes qui devront prouver qu’il y a eu dommage. Autant dire « mission impossible » dans des pays où les moyens sont précaires et les droits syndicaux bafoués.

Mais alors, rien de neuf sous le soleil au pays de la mode ?

Pas tout à fait : la crise du Rana Plaza, la saturation du marché, l’overdose des placards font réfléchir plus d’un·e consommateur·trice. Une certaine pression s’exerce sur les marques pour lesquelles cela devient difficile de ne pas s’engager. Des alternatives durables existent et peuvent être mises en place tout au long du cycle de vie du produit textile mais cela demande un engagement de la part des acteurs du secteur.

Voici quelques pistes de solutions :

  • utiliser des fibres naturelles cultivées sans pesticides ni engrais chimiques : coton, chanvre, cyprès, bananier, kapok… ;
  • teindre, décolorer sans agents nocifs (produits chlorés, colorants synthétiques, métaux lourds…) ;
  • privilégier des techniques de rinçage utilisant l’eau avec parcimonie (système de rinçage à contre-courant) ;
  • mettre fin à l’utilisation de techniques de finition nuisibles à la santé des travailleus·euses tels que le sablage des jeans ;
  • traiter les eaux usées ;
  • privilégier le commerce équitable afin que la main d’œuvre soit respectée en termes de salaires et de conditions de travail ;
  • inciter les consommateurs·trices à entretenir leurs vêtements de façon durable : lessives moins gourmandes en eau et en énergie ;
  • acheter en privilégiant la qualité plutôt que la quantité afin d’éviter le gaspillage ;
  • donner une deuxième vie à ses vêtements en ayant recours aux ressourceries et magasins de seconde main.

Et comment savoir ce que l’on consomme ?

Là, c’est plus flou. Si l’on sait que les solutions présentées ci-dessus existent, il est bien difficile de repérer lors de l’achat que toutes ces étapes ont été respectées. Il existe toute une série de labels qui ne donnent pas forcément les mêmes informations… pas étonnant que l’on s’y perde. Toutefois, nous vous proposons dans le tableau ci-dessous une liste non exhaustive de labels qui peuvent vous donner une idée de ce qui existe sur le marché.

En 2016, une coalition rassemblant des syndicats et des organisations de défense des droits humains ont mené une campagne en faveur de la transparence de la filière d’approvisionnement. Des milliers de consommateurs·trices ont signé leur pétition. A ce jour, une vingtaine de marques se sont engagées, ce n’est qu’un début…

En conclusion…

En s’habillant, on fait des choix. Qu’il s’agisse de se sentir élégant·e , confortable, d’être sûr·e d’être remarqué·e ou pas. Ce n’est pas anodin. La mode a une grande influence sur la société. Dans le passé, elle a joué un rôle important dans l’émancipation de la femme n’hésitant pas à faire scandale, à bousculer. Ne pourrait-elle être avant-gardiste en matière d’environnement et d’éthique ?

Quant aux consommateurs·trices, aux syndicalistes, aux militant·e·s, ils ont aussi le pouvoir de changer les choses. Aujourd’hui, on fait peur au CEO de Danone avec des modes d’alimentation en pleine mutation. Et si on commençait à faire peur aux ténors de la mode ?

Pour en savoir plus…

Bibliographie

  • Etude préliminaire du SFMQ (Service Francophone des Métiers et des Qualifications) : couture, mode et création, Deepak Onnockx et Anne Vanderschuren.
  • L’écologie dans le secteur du textile et de la mode : véritable prise de conscience ou simple greenwashing ?, travail de fin d’études, Stéphanie Valencia.
  • Une mode éthique est-elle possible ?, Majdouline Sbai.

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La sobriété est-elle soluble dans la transition juste ?

La sobriété est le nouveau concept à la mode. Alors que sa simple évocation, il y a quelques mois seulement, engendrait ricanements voire agressivité – la posant en synonyme de retour à la bougie, voire au silex – l’envolée des prix de l’énergie a donné à la sobriété une audience inespérée.

Mais qu’est-ce que la sobriété ? Comment peut-on parler de sobriété alors qu’un quart des ménages wallons se trouvent en situation de précarité énergétique, davantage depuis la crise, et que le pourcentage de ménages en situation de privation matérielle et sociale est estimé à 15,3 %.

Plus encore, en France, il a été évalué que la consommation des 20 % des ménages les plus modestes représentent 11 % des émissions de gaz à effet de serre, alors que celles des 20 % de ménages les plus aisés est responsable de 29 % des émissions. Alors, la sobriété, est-elle pour tout le monde ?

C’est qu’il ne faut pas faire de la sobriété qu’une affaire personnelle mais aussi clairement d’organisation de la production et des échanges, de l’aménagement du territoire, des rapports sociaux, du modèle de société d’une manière générale.

La globalisation notamment entraîne des gaspillages énormes au niveau des transports de marchandises. Avant d’être mis en vente, un smartphone a déjà fait quatre fois le tour du monde et il aura fallu extraire 75 kilos de matières premières pour sa construction.

Bien que l'aviation et le transport maritime ne représentent chacun qu'environ 4 % des émissions totales de gaz à effet de serre de l'UE, ils sont les sources d'émissions qui contribuent au changement climatique dont la croissance est la plus rapide.

Notre système économique repose sur des chaînes de production complexes et énergivores qui perpétuent la dépendance aux énergies fossiles et le rendent vulnérable aux ruptures d’approvisionnement. La sobriété est donc aussi une question de résilience face aux pénuries potentielles de ressources et aux événements climatiques extrêmes notamment par le développement de nouveaux modèles de gouvernance et de solidarité.

La sobriété n’est donc pas forcément une affaire de privation mais de réduction du gaspillage et partant, de relocalisation de l’emploi.

Qui plus est, dans un contexte d’approfondissement des inégalités sociales, il est avéré qu’à partir d’un certain niveau, l’augmentation du PIB ne s’accompagne plus d’une amélioration du bien-être, car un fossé de plus de plus en plus important s’installe au sein de la population entre le standard de vie basé sur la consommation, proposé par la publicité et accessible seulement aux plus aisés, et la capacité de la plupart des citoyens à s’y conformer.

L’être humain étant un animal social, son bien-être dépend, en effet, non seulement de l’accès à un certain confort matériel mais aussi de son intégration à la société telle qu’elle est organisée et à la richesse de ses interactions.

Le défi est donc, à la fois de réduire les inégalités et d’améliorer la qualité de vie tout en réduisant globalement l’utilisation des ressources.

D’autres manières de participer, plus enrichissantes, moins anonymes et davantage porteuses de sens que la consommation, voient ainsi le jour, basées notamment sur le modèle des « Communs » théorisé par le prix Nobel Elinor Oström en 2009.De nombreux exemples existent où des initiatives locales basées sur la gouvernance citoyenne, par exemple, pour la gestion de l’eau, permettent la préservation de la ressource tout en créant une dynamique sociale.

Par ailleurs, la réduction de l’intensité de la consommation matérielle et énergétique générale entraîne des effets positifs comme la réduction de la pollution, la préservation des paysages et de la biodiversité avec un impact favorable sur la santé physique et psychologique.

La sobriété n’est pas non plus une affaire uniquement technologique. La consommation d’énergie par kilomètre des automobiles a baissé de 39 % en 50 ans. Malgré cela, une Citroën C1 de 2018 consomme autant qu’une 2CV de 1970 car plus lourde et plus rapide, sans compter que le nombre de passagers par véhicule a baissé et que les distances parcourues ont sensiblement augmenté.

Concilier sobriété et réduction des inégalités est donc incontournable à la fois pour atteindre les objectifs écologiques car il est impensable de faire peser sur les plus précaires des contraintes supplémentaires mais, inversement, la qualité de l’environnement est un facteur de bien-être social.

L’équation est donc complexe et multifactorielle, nécessitant un changement fondamental de paradigme.

Tout n’est cependant pas rose. Il s’agit d’anticiper rapidement la reconversion de certains secteurs économiques. Le passage à la motorisation électrique, qu’il s’agisse ou non d’une mesure de sobriété selon la manière dont elle se passera, aura un effet négatif sur l’emploi. La fabrication des moteurs électriques nécessite, en effet, 60 % de main d’œuvre en moins qu’un diesel et 40 % de moins d’un moteur essence.

À l’inverse, la relocalisation de certaines productions et leur décarbonation ainsi que le développement de l’économie circulaire pourraient créer des milliers d’emplois.

Si en tant que syndicats, nous promouvons, depuis près de 30 ans, la transition juste de l’économie, certains aujourd’hui parlent davantage de reconstruction ou de birfurcation face aux enjeux auxquels nous sommes confrontés et à leur urgence grandissante. Plus on tarde à mettre en place une réelle transition qui soit socialement juste, plus la sobriété ne risque-t-elle pas de devenir, elle aussi, un enjeu syndical ?

Lydie Gaudier

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 Les cellules syndicales RISE et Mobilité

La Cellule RISE

Le projet RISE (Réseau Intersyndical de Sensibilisation à l'Environnement) a vu le jour en 1996. Soutenu par la Région wallonne, il rassemble la FGTB et la CSC autour de plusieurs objectifs :

  • sensibiliser les travailleurs et leurs représentants à l'environnement ;
  • stimuler la concertation sociale en environnement dans les entreprises ;
  • renforcer la capacité d'intervention des délégués sur les questions environnementales.

RISE vous propose différents outils pour vous aider dans vos actions :

  • des formations sur l'environnement ;
  • un service d'aide auquel adresser vos questions ;
  • un appui sur le terrain ;
  • un site web : http://www.rise.be ;
  • des brochures sur différents sujets relatifs à l'environnement (téléchargeables sur le site) ;
  • une lettre d'information semestrielle.

     Pour toute information, n'hésitez pas à nous contacter    

Cellule RISE du CEPAG
Rue Haute 42 - 1000 Bruxelles

  • Conseillers : Lydie Gaudier, Evelyne Jadoul, Philippe Raway
  • Secrétariat : Daniel Wojtalik
  • Contact : 02 506 83 96 - cepag@rise.be
  • Site Webhttp://www.rise.be

La Cellule Mobilité

La Cellule Mobilité du CEPAG poursuit trois objectifs principaux :

  • stimuler la concertation sociale en matière de mobilité dans les entreprises ;
  • renforcer la capacité d'intervention des délégués syndicaux sur ces questions ;
  • informer et sensibiliser les travailleurs et leurs représentants aux problématiques liées à la mobilité.

Le travail de la Cellule Mobilité s'organise sur 3 axes principaux :

  • axe 1 - Formation et sensibilisation : des formations, des séances de sensibilisation, la participation aux congrès syndicaux, colloques et événements particuliers (par exemple: la semaine de Mobilité) ;
  • axe 2 - Expériences-pilotes : des actions sur le terrain sous la forme d'expériences-pilotes dans différentes entreprises ;
  • axe 3 - Appui technique aux délégués : brochures, une newsletter électronique, un site Internet, un service d'aide.

     Pour toute information, n'hésitez pas à nous contacter    

Cellule Mobilité du CEPAG
Rue Haute 42 - 1000 Bruxelles

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